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L’adulte et l’enfant : un parcours algérien
20 juillet, 2016, 17:56
Classé dans : Non classé

L’adulte ne regarde pas exactement les mêmes choses que regardait l’enfant ; pas avec les même yeux.

Les yeux, le corps ont perdu leur naïveté ; les questions posées ne sont plus les mêmes ou, si elles le sont, les réponses en sont différentes ; alimentées par la culture ; travesties au travers du filtre de l’expérience.

Il refait les chemins mille fois parcourus, tente d’adjoindre à sa mémoire d’images des sensations, de vrais souvenirs.

Mais l’adulte complète les lieux connus avec d’autres, relie les espaces en même temps qu’il les relit ; en découvre d’autres jamais parcouru ; redécouvre ceux oubliés.

Parcourant les mêmes espaces avec quelqu’un d’étranger à eux, il faut expliquer l’inexplicable ; travestir en parcours touristique ce qui est trajet mémoriel.

L’inintéressant pour l’un est mine inépuisable pour l’autre.

***

Brusquement, écrivant ces lignes, retournant dans mon quotidien, je réalisais à quel point, graduellement, le monde avait changé autour de moi.

L’industrialisation, la distribution de masse, l’omniprésence de la « réclame » devenue publicité ; de la mode devenue « tendance » ; toutes ces choses n’étaient que balbutiement dans les années soixante.

Le premier germe d’autoroute dans l’oranie d’alors, bande d’asphalte que mon père empruntait en toute illégalité. Le premier tapis roulant à le caisse du Prisunic.  Notre téléphone  en bakélite noire dont nous avoir attendu tant de temps à obtenir la ligne et dont je me souviens encore inutilement du numéro « 305-78″ ; bribes qui allaient devenir myriades.

Les cinémas disparus de Marseille étaient aussi pléthore à Oran et il n’en reste que ruines. Les transistors, petites puces à trois pattes qui donnèrent leur noms aux postes portatifs à touche rondes, qui engendrèrent, bien plus tard, les microprocesseurs  ; les règles à calcul balayées par les calculettes prémisses d’énormes ordinateurs  ; eux-mêmes ancêtres des PC  — Personal Computer —  ces Ordinateur Personnel dont les informaticiens se riaient dans les années quatre-vingt, ont envahis nos vie aujourd’hui, suivi des portables dont on a oublié que le mot était attaché à un micro-ordinateur pliable ; ce que sont presque devenus du reste nos téléphones.

Les tags qui sont apparus dans nos rues, sur nos murs ; les vêtements déchirés qui se vendent au même pris voir plus que les vêtements ordinaires.

La télévision dont mon frère allait voir chez les voisins avec délice, l’unique chaîne  en noir et blanc, reprochant au retour à mon père que nous n’étions pas « modernes ».

Les mots qui changent de sens ou apparaissent : la pollution dont parle moins au profit de protection de l’environnement ; l’avenir devenu « générations futures » ; « disons » devenu « on va dire » ; « pas de problème » devenu « pas de souci »…



Contraintes littéraires
17 mars, 2012, 9:14
Classé dans : Literrature

ESARTULINO-V

ESARTULINO est un jeu littéraire proposé par Georges Perec.
Il s’agit, à partir des onze lettres les plus utilisées dans la langue française plus une onzième, au choix, de décliner onze lignes de onze lettres.

Ces lignes appelées vers, mais ce n’en sont pas en réalité, permettent ensuite de composer un texte, à la signification improbable.

J’ai terminé l’exercice une nuit et il m’est venu quelques lignes issues de l’air de Claude Nougaro :


Sur l’ESARTULINO de mes nuits blanches

Quand je me mets en pyjama

Dans ma tête et sans mes dix doigts

Claire peut partir en vacance

Les mots me sortent à grand fracas…

Ici j’ai choisi le « V » comme onzième lettres. Voici la grille guide permettant d’écrire.  


Vers

Texte

Contrôle

 

E

S

A

R

T

U

L

I

N

O

V

1

LE RAT NU VOIS

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

2

IN SALUT. O VER

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

3

S,  VOILE A RUT, N

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

4

E VOIS TU LA RN

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

5

ROUTE VIL SAN

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

6

S TRUIE LAVON

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

7

S LE RAVIN  TOU

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

8

T. NOUS LIVRE A

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

9

SALOIR VENU T

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

10

OUT SALIR NE V

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

11

ERSA NUL VOIT

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x



Voici donc le texte qui fera sans doute date dans les annales de l’
Oulipo.

Un grand moment de poésie contemporaine, accrochez-vous !

 

Le rat nu voisin salut.
Ô vers, voile à rut,

Ne vois tu la RN, route ?

Vil sans truie, lavons le ravin. Tout.

Nous, livre à saloir venu tout salir, ne versa.

Nul voit.

 

Ah ! Ca fait mal hein ?

C’est à la tête ?

Sortez donc de cette torpeur. Allez ! Hue ! Go !

Ah, c’est pas la tête ? C’est… vers l’aine alors ?

Ou parce que t’es mal armée !

Là, là Martine je vais t’examiner, te masser le dos.

Dis mignonne, après avoir vu ta rose, tu sais que tu as le rein beau ?

 

Pour me faire pardonner mes bêtises, voici un quatrain… Et plus si affinité

 

ESARTULINO la consigne oubliée

En marge de l’atelier du 14 mars 2012

 

ESARTULINO, ESARTULINO qu’ils disaient vous verrez du pays

 Tulino Esart (57 AV. JC)

 

ESARTULINO, ESARTULINO, il en restera toujours quelque chose

Cal Omnier dit l’Oul’ Ipop (30 après Perec)

 Oyez bonnes gents la complainte de l’Oulipo !

La consigne était belle, Claire et George Perec

Mais le verbe était dur et nos mots écorchés.

Les onzains furent rares, le style en était sec

Et le sens oublié.

La contrainte était rude, Georges Perec éclaire ?

Mais nos phrases amputées et nos lettres éclatées.

Onze signes sur nos feuilles se muèrent en mystères

Et nous avons craqué.

 

 Des lettres parasites sont venues s’ajouter

A la suite illogique de fragments de discours.

Un charabia inepte en a donc résulté

Notre ultime recours.

 

Un oiseau existait dans ce groupe de lettres

Mais envolé suivait un scrabble impossible

Un R, un T, un L, un N et puis y mettre

La cinquième consonne, rendait le mot débile.


Un raton, de la soie, une truie, un saloir…

Prévert y aurait pu trouver mots à revendre

Pour lister longuement, le long de cet ouvroir

Un magma pis que pendre.

 

 

Puis Claire brusquement a fracturé nos chaînes

Et nos vers libérés sont partis dans l’espace

 Si pour l’alexandrin ne nourris pas de haine

Pardonnez moi de grâce.

 

A mardi amies et amis,

Compagnes et compagnons d’écriture

Qui sont parfois des écrits durs !

 

Gérard GIRAUD



Japon Mars 2011
21 mars, 2011, 15:37
Classé dans : Vie quotidienne

Quelques photos « d’actualité »  me sont transmises aujourd’hui.

Elles ont été prises lors de vacances au Japon en 1975, sur la côte du  Rikuchu Kaigan, sur la façade nord est de l’ile principale de Honshu. Région magnifique, dans des brumes très japonaises, avec, disent les guides, une « nature encore insoumise ». On les croit sur parole dit le commentaire ! Cette région est en effet située à une centaine de km au nord de Sendai, où le tsunami a été le plus fort. On ne rigole pas avec ça !
Des digues barrent les plages et le petit village de Noda derrière sa fortification « brise-lame » de 10 ou 15m d’épaisseur et sa porte blindée pour entrer dans le village.

Ces jolies images m’ont fait frémir.

Nous sommes pantois et impuissants face aux éléments « naturels ».
Terrorisés devant les catastrophes alors qu’il y en a toujours eu et de pires par le passé. La géologie est là pour nous l’enseigner.
Mais l’homme, lui, n’était pas là en tout cas pas en nombre suffisant pour en souffrir ou en témoigner

Nous sommes inquiets de voir (ou de croire) que le climat change alors qu’il a toujours changé.

La vrai question sachant que nous sommes très (trop) nombreux sur cette terre et que les éléments continueront de nous soumettre à leurs lois aveugles et donc nous atteindront de plus en plus : quand comprendrons-nous enfin qu’il faut limiter nos populations ? Peu en parlent. Pourquoi ?

C’est vrais, il est très facile de philosopher confortablement installé chez soit et alimenté à souhait en électricité par une centrale nucléaire située loin de nous.

La première chose que j’en tire personnellement, moi qui suis loin d’être un nanti, c’est d’éviter au maximum de me plaindre de mon sort.

Une seconde pensée, effrayante, me vient à l’esprit. Devant la dignité de ce peuple japonais, je nous imagine, nous français égoïstes, devant la même catastrophe…

J’ai un vrais doute quant à notre capacité de civisme.

Bonne journée (citoyenne) à tous.



Les Petits Mouchoirs
11 décembre, 2010, 2:49
Classé dans : Film

Malgré les critiques positives qu’a reçu le film « Les Petits Mouchoirs »,  je n’ai pu le voir que le 10 décembre 2010 et j’avoue avoir été déçu.

On s’ennuie beaucoup, ces vacances qui n’en finissent pas, ces humeurs maussades, ces relations de couples chaotiques mille fois évoquées en mieux dans d’autres films, notamment Antoine (Laurent Lafitte) excellent en adolescent attardé. Du déjà vu.

Les originalités du film ?

1- Le décalage entre Ludo (Jean Dujardin)  accidenté cloué sur un lit d’hôpital (qui s’avère, en fin de film, avoir été un élément essentiel dans la structure du groupe) et le départ en vacance du reste de la « troupe » malgré tout ; car « qu’est-ce qu’on peut faire de toute façon ? » Moué, un peu faible non ?

2- L’aveu « homophile » de Vincent (Benoît Magimel)  envers Max (François Cluzet), qui plombe définitivement l’humeur de ce dernier tout au long du film. Mais a-t-on besoin de 2h30 et de tant d’acteurs de talent pour ça ?

J’ai vraiment eu l’impression d’une montagne qui accouchait d’une souris.

Eric (Gilles Lellouche) se charge de nous brosser une morale de 4 sous : « pendant que vous jouiez ici les égoïstes en mal d’amour, Ludo lui, est mort tout seul à Paris », na ! Bien fait pour vous, bande de riches gâtés par la vie.

Résultat ? Oui c’est vrai, on pleure à la fin. Les acteurs y ont mis tout leur jus (dans tous les sens du terme)  comme un dernier coup de rein pour gagner un 100 mètres. Pas de quoi crier au génie. On est plus proche du navet que du grand film. Loin de « Ne le dis à personne » Monsieur Cluzet et de « La Mome » Madame Cotillard.



Mon cher vieux Père
14 septembre, 2010, 16:04
Classé dans : Vie quotidienne

Dimanche 29 août 2010. Dimanche ordinaire ? Non. Mon Père est malade pour la Nième fois. Peut-être la dernière ? A 91 ans à quoi peut-on s’attendre ? Je farfouille dans ses papiers  à la recherche de documents nécessaires à la gestion administrative de son séjour hospitalier. Une photo glissée entre les cartes me ramène à 1968, une photo de voile, un Star dont mon Père, souriant,  tient la barre. Elle est légendée « en longeant la coque du Jean Bart ».

Nostalgie ! J’ai conscience d’avoir 10 ans de plus que mon Père sur cette photo. En effet j’ai presque 60 ans à l’heure ou j’écris ces lignes et lui en avait alors presque 50. C’est moi qui ai probablement pris la photo, moment de bonheur, moment disparu dont il ne reste que cette trace et nos souvenirs flous.

Nous retournons à l’appartement de mon Père – le Brasilia à Toulon, quartier du Mourillon – je réalise à quel point ce lieu est important pour moi. J’avais 18 ans à notre arrivée ici en cette année 1968. C’était pour mes parents, mais pour moi aussi, la fin d’un cycle de voyages qui nous avait amené de Rochefort à Oran, puis à Toulon, Montgeron, Nîmes et Toulon à nouveau. J’allais bientôt tourner une page, vivre ma vie sans Père et Mère à mes côtés. Cet espace de vie en plein quartier sud de Toulon à deux pas de la mer, nous ne pourront plus l’occuper mon Père disparu.
Je réalise à nouveau… à nouveau, c’est récurent chez moi, la futilité de nos vies. Nous sommes tous un jour ou l’autre amenés à faire un tel constat, à vivre cette nostalgie du temps qui passe.

Et l’on s’accroche alors à toutes les parcelles  de bonheur, même les plus simples, surtout les plus simples car elles sont à la fois les plus accessibles et les plus négligées.

On s’efforce ainsi à ne pas chercher l’impossible là ou de banaux instants de notre présent paraitront miraculeux dans 20 ans.

Mais comment peut-on aimer rétrospectivement ces instants banaux, mélange de petits bonheurs mais de nombre d’agacements ?

En quittant à pied, une fois de plus, la résidence  « le Brasilia », j’ai l’impression d’égrainer les derniers épisodes de ma post-adolescence et d’être en train de tourner définitivement une page. Définitivement !

Tout instant présent est définitif en ce sens qu’il est unique, définitivement et immédiatement inaccessible une fois vécu. Mais la collection de ces instants forment des pages de temps un peu comme les mots mis bout à bout forment les pages d’un livre. La différence c’est qu’un livre peut être relu, revécu indéfiniment ; les mots se retrouvent intacts comme recréés par notre lecture.

Les instants, mots [maux] de nos vies, sont à jamais perdus, ne sont jamais relus.



Cristallisation secrète (Yoko Ogawa)
10 août, 2010, 9:58
Classé dans : Literrature

Je viens de terminer « Cristallisation Secrète » de Yoko Ogawa, ma troisième lecture de l’été après Stephan Zweig et Amélie Nothomb. C’est angoissant et léger à la fois.

L’intérêt du livre me semble-t-il, est l’acceptation résignée des disparitions. Cela ne décrirait-il tout simplement pas nos vies et en particulier notre époque faite de changements brutaux ?

Tout au long du livre, j’ai aspiré à un contre mouvement ; la disparition de la police secrète et le retours des objets disparus. Mais rien ne vient et le récit s’achève sur une disparition ultime et ma propre frustration.

Le récit est beau mais laisse une amertume.

Y-a-t-il des Romans plus optimistes chez Ogawa ?



Marseille je t’aime
16 juin, 2010, 15:55
Classé dans : Vie quotidienne

Marseille c’est un décor de théâtre ou de cinéma planté dans le réel pour un spectacle qui se joue et se renouvelle, à guichet ouvert, depuis 2600 ans.

D’abord ce fut, comme au premier matin des hommes, la nature à l’état brut. Comme tu devais être belle calanque du Lacydon  jetée comme une aquarelle entre terre et mer. Y avait-il un récif barrière de Posidonies dans le Vieux Port nature ?

Rêve de virginité à jamais perdue.

Et puis ce furent les premiers acteurs, figurants anonymes, ou acteurs vedettes que la légende relate. Protis le Phocéen et Gyptis la Ligure. Vous en connaissez beaucoup, vous, des villes dotées d’une légende ? Si, Rome, Romulus et Rémus qui se termine tragiquement. Mais, pour Marseille il s’agit d’un légende d’amour ; conte merveilleux qui enjolive le réel.

Ensuite des temples grecs, dont on n’a retrouvé que quelques pierres, surgirent un peu partout. Et des dolium romains dont on a gardé quelques traces. Un quai enfin, grec aussi, fait de bric et de broc certes, mais qui nous ancre dans le passé.

Pourquoi t’es tu acharnée Marseille, année après année, à détruire ce tu avais édifié ? Peut-être justement parce que tu es et a toujours été décor ; scène éphémère d’arrivées et de départs, d’entrées côté cour et de sorties côté jardin. Naissances et morts, peste et autre choléra n’ont jamais empêché le spectacle de continuer.

C’est un peu pour cela que je  » peste  » dans tes rues sales où je n’en fini pas de flâner, chaque fois que je déboule quai des Belges. En partance. Que je me perd dans les escaliers du Roucas ou que je monte au nord, à l’Estaque, ou à la Corbière, que je mette le cap au sud vers Montredon ou Callelongue. Je me révolte en silence contre ta négligence, papiers, sacs plastique, canettes et autres bouteilles emportés ou roulés par le Mistral.

Mais en pouffant, à bout de souffle, dans le bus, à Riau ou à la Madrague, je te dis tout bas, balloté entre mer azur et marée humaine :

Marseille ! je t’aime



Passé perdu
7 juin, 2010, 9:40
Classé dans : Vie quotidienne

La terre, le terroir, la campagne des origines. On fantasme, on idéalise ces lieux ; on y ressent comme un passé perdu quand on y revient ; quand on croise sur sa route des terres qui s’en rapprochent ou auxquelles on croit qu’elles ressemblent. Et pourtant, qu’aurions nous vécu si nous y étions resté ?

Ça  ne vous ai jamais arrivé de revenir sur un lieu et de percevoir une musique ? comme dans un film ; une musique adaptée à la circonstance, juste là pour souligner l’émotion.

Y a t il des scènes, des gestes théâtraux dans la vrais vie ? des regards, des émotions hypertrophiées dont on devine le sens. Y a t il des lieux que vous découvrez avec l’emphase d’un cadrage inhabituel, d’un travelling ou d’un zoom,  comme filmé par l’œil  d’une caméra,  influencé comme nous le sommes tous peu ou prou par notre univers audio-visuel.

Eh bien moi si, ça m’est arrivé, un lieu, une tombe, même pas d’un parent. Comme si des ombres planaient… et une musique, une musique subtile. Celle qui suscite, qui force l’émoi, à la limite des larmes. Sorte de fusain sonore et imaginaire qui force le trait.

Pouvoir dire « moi est un autre », entendez « je suis là mais c’est un autre moi qui tient la plume, frappe le clavier, guidé par l’émotion du moment » c’est être dans cette confusion mentale dans laquelle on se trouve lorsqu’on est à la lisière entre le concret et l’imaginaire.

Tout ça disparaîtra au générique de fin ; gâché par le retour au réel.

 



Port-de-Bouc, Lavéra, escales romantiques ?
10 mai, 2010, 15:02
Classé dans : Vie quotidienne

La Baumasse, la plage de Bottai. Ca vous dit quelque chose ? C’est pourtant un petit paradis que nous avons découvert, nous qui sommes de Marseille, il y a quelques mois. Et nous retournons de temps en temps dans ce cabanon-restaurant du bout du monde.  

Pourtant Port-de-Bouc, avec sa vue imprenable sur les navires gazier qui attendent en rade de Fos, n’est pas un lieu qu’embaument des parfums de riviera.

  La passe de Port-de-Bouc avec vue du fort dit de Vauban  

Un remorqueur qui sort, un navire pilote qui entre, suivi d’un navire gazier lourdement chargé du fort Vauban.

Le Cap Sicié - Navire gazier entrant dans Port-de-Bouc. Il semble transporter le Fort à son bord

Il est justement là le charme, découvrir de l’émotion naturelle là où ne l’attend pas,  là où l’industrie semble avoir définitivement chassé la nature.   

Et Lavéra donc ? Quelle drôle d’idée de ballade romantique ? Entre port gazier et tuyaux,  réservoirs et odeurs, pipe-lines et friches industrielles. Et pourtant, au bout du voyage, une autre vue, pleine de charme du fort de Vauban,

La passe de Port-de-Bouc avec vue sur le fort dit de Vauban

la mer sauvage et, en demi-horizon, les cheminées des hommes.

 

Côte rocheuse à Lavéra derrière le fort de Port-de-Bouc

 



Que de livres !
9 mai, 2010, 20:32
Classé dans : Literrature

Que de livres ! Que faire de cette profusion ? Approfondir un écrivain ou bouloter tout et n’importe quoi. Que choisir ? Lorsqu’on est curieux de tout, comme c’est mon cas, notre époque, plus peut-être que les autres, par les mille possibilités qu’elle offre, se caractérise par la difficulté à se mouvoir dans les choix qu’on doit nécessairement faire.

Le temps plus que l’espace est la limite universelle. 

Se promener au hasard d’une librairie ou d’une bibliothèque en donne la mesure, mesure de l’impossibilité à tout explorer.

Je redécouvre les livres à travers les cours de littérature de l’Université du Temps Libre : Stevenson, Rimbaud, Conrad, Isabelle Eberhardt, Monfreid et, la vrai découverte, Blaise Cendrars. Le bourlingueur. C’est justement par Bourlinguer que je suis entré en « Cendrars Land ». Pas possible de rivaliser, tout chez lui est prodige, polyglotte – j’ai compté cinq langues au moins – boulimique de lecture, écrivain prolixe, œuvre et  vie déconcertantes de variété et d’érudition. 

Plutôt que de chercher ailleurs, on aimerait le suivre dans sa bourlingue. Suivre Chadenat dans le fin fond de sa librairie ; Remy-de-Gourmont ou Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon premier et second maître en écriture de CendrarsExplorer un tant soit peu les innombrables pistes que Cendrars nous propose et qu’il a sans doute lui-même exploré, malgré la réputation de mythomanie que certains écrits lui prêtent.

Peu importe sans doute, peu importe sommes nous obligé de conclure. L’important est de connaitre au moins l’existence de certaines pistes, de certaines routes, nous ne pourrons au mieux qu’en parcourir quelques unes… 


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